BACK TO WORK - Chapitre 7

Il ne sait plus trop comment cela dégénéra, mais quelques minutes plus tard, il avait devant lui le corps dénudé, encore jeune et frais de la jeune femme qu’il désirait depuis si longtemps. Elle portait juste la lingerie rouge qui soulignait la courbe de ses fesses, bien galbées. Il ne pouvait pas vraiment y croire. Combien il avait été jaloux quand il avait eu écho de cette histoire d’amour avec un jeune Marocain qui la faisait souffrir. Il avait ressenti à la fois un instinct de protection paternelle et un désir d’intimité contradictoires. Ou quand elle avait annoncé son mariage. Lui aurait rêvé de lui faire un enfant. Il aurait voulu avoir des enfants avec elle et elle seule. Qu’ils lui ressemblent.

Et là soudain, elle était nue devant lui. Elle s’offrait à lui et il ne pouvait pas. Il était paniqué. Il avait peur de la salir. Son sexe ne réagissait plus, on aurait dit un homme amoureux le soir de sa première fois. Elle était très belle, il ne se lassait de la regarder, mais il se sentait incapable de la toucher, de l’envisager sexuellement maintenant qu’elle était si accessible. Alors il la prit juste dans ses bras. Il la serra très fort et ils s’endormirent dans le lit conjugal.

 

Vers 4h du matin, il se réveilla. Il avait chaud, il se leva prendre un verre d’eau. Sa mémoire reprit le cours de la soirée et comment il en était arrivé là. Elle était magnifique, endormie dans son lit, là où elle se réveillait tous les matins aux côtés de son mari, un homme qui visiblement ne savait pas la chance qu’il avait. Hier soir quand elle s’endormait dans ses bras, elle lui avait murmuré quelques mots, que ça n’allait plus dans son couple, qu’elle se sentait trahie. Il n’avait pas osé poser de questions, il avait juste peur qu’elle s’abandonne dans un moment de faiblesse et que lui se mette à y croire au moment où elle se rendrait compte de son erreur et irait pardonner à son mari.

Il la contempla longtemps. Elle gémit et se tourna dans son sommeil. Il écarta le drap et observa la courbe de son dos. Il était si près de cette femme qu’il avait désiré de nombreuses années, qu’il n’avait jamais vraiment oubliée. C’était l’une des raisons pour laquelle il avait quitté sa compagne, il ne se sentait pas honnête avec elle. Il restait de plus en plus tard au bureau, il n’osait plus rentrer la retrouver tant il était obsédé par l’image d’Anna et sa jeunesse présomptueuse. Elle semblait tellement ne pas le voir, cela le blessait. Quand elle souriait aux autres hommes, il se sentait rabaissé. Il avait été content de la voir abandonner son poste pour avoir des enfants. Au fond de lui il se disait que ce serait mieux de ne plus l’avoir dans les parages et que comme ça, les hommes ne pourraient plus poser leurs yeux sur elle. Mais il l’avait aussitôt regrettée. Il avait un besoin physique de la voir. Il y pensait encore plus souvent depuis qu’elle n’était plus là. Surtout il se demandait tout le temps ce qu’elle faisait, la vie qu’elle menait. Aussi quand elle revint, il y a plus de deux ans maintenant, il se sentit vivre à nouveau. C’était encore meilleur qu’avant, car lui seul savait ce qu’elle avait été, comme elle était belle, les autres ne voyaient que la mère de famille. Lui avait vu son potentiel.

Son dos était délicat. Il y posa un doigt, tout doucement et commença à monter et redescendre la colonne vertébrale. Le dos de la jeune femme frissonna, mais elle fit mine de ne pas se réveiller. Elle sentait comme des décharges dans son dos, c’était très doux. Elle avait peu dormi, s’était beaucoup réveillée. Inquiète que Marc n’ait pas voulu la toucher, la prendre alors qu’elle s’offrait. Mais elle l’en remerciait intérieurement. Elle aimait qu’il ne se soit pas sauvagement jeté sur elle. Elle sentit soudain son souffle le long de sa colonne vertébrale. Il montait et descendait le long et tout son corps fut saisi de tremblements.

Cela dura quelques secondes, très longues, très douces. Elle fermait les yeux et tout son plaisir était concentré sur ces zones archi sensibles du dos. Puis elle sentit ses lèvres. Il pressa sa bouche contre sa peau, l’humidifiant à peine. Contournant les omoplates. Elle se cambra sous ses baisers.

Il s’écarta, voyant qu’elle se réveillait. Redoutant sa réaction. Il ne se passa rien pendant quelques instants.

Puis dans un souffle, elle dit :

« Continue… »

 

Marc osait à peine poser ses mains maladroites sur le corps de la belle femme. Il ne savait par où commencer. Il vient poser son nez dans son cou, respirer le parfum. Puis très doucement il l’embrassa et descendit dans la courbure des seins, intimidé comme un jeune débutant. Il n’osa pas s’attarder sur le sein mais d’une caresse sur la nuque elle le dirigea vers le téton. Alors il commença à baiser doucement l’auréole. Délicatement, longtemps. Petit à petit il sentit la pointe se durcir, comme son sexe qu’il cherchait à cacher à la jeune femme, honteux de désirer si physiquement une femme aussi sublime. Mais elle ne sembla pas s’effaroucher. Elle roula sur elle-même et prit place au-dessus de lui, le toisant de haut en bas.

« Tu es encore un bel homme tu sais ! »

Alors elle lui proposa qu’ils aillent prendre une douche ensemble. Ils firent l’amour sous la douche. Lentement, avec beaucoup de tendresse et de respect.

Puis ils se recouchèrent. Se réveillèrent une heure plus tard et recommencèrent à faire l’amour au lit, avec plus d’impatience et de passion. Il la dévorait, il voulait embrasser chaque partie de son corps, il voulait ne jamais oublier ces instants. Ensuite ; ils se rendormirent et au réveil avant d’aller au bureau, elle voulut encore faire l’amour. Il ne pouvait plus. Mais il se délecta de sa peau, qu’il humecta puis embrassa, puis lécha, dévora, mordilla, très assidûment, avec toute la fougue et l’ardeur de l’homme qui veut profiter de ce qui ne lui sera plus jamais offert.

Après une nouvelle douche ensemble, ils partirent au bureau, chacun dans leur voiture.

 



Article ajouté le 2007-12-08 , consulté 40 fois

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