Victoria's Secret

 

Victoria s’aventura vers le fond de la boutique. Une jeune femme s’avança à sa rencontre et lui demanda si elle avait besoin d’aide. Victoria lui désigna les articles de lingerie qu’elle avait sélectionnés. Arthur, pudique et ému, était resté quelques mètres derrière et observait ses doigts fins se prendre dans les bretelles et froisser maladroitement le tissu de soie noire. Il essayait d’arracher son regard au string qu’il imaginait déjà tendu par la surface rebondie des fesses de Victoria ; il lui fallait se garder une contenance et ôter de son visage toute trace de cette envie animale qui l’animait à l’idée de voir sa Victoria révéler toute sa féminité dans ces dessous des magazines. Sans doute se trahit-il car la vendeuse lui lança un léger regard de mépris et entraîna Victoria vers le couloir à l’arrière du comptoir. Il eut un bref instant l’angoisse de ne pas les voir réapparaître et un flash traversa son esprit : Victoria à demi-nue devant cette inconnue qui l’aidait à enfiler sa lingerie. Un tressaillement parcourut sa colonne vertébrale.

 

Victoria suivit la jeune femme qui la guidait dans les méandres de la boutique. La moquette rouge épaisse qui s’enfonçait sous ses pas éveillait en elle des désirs de volupté. La jeune femme sortit une clé de sa poche, ouvrit la serrure d’une grande porte beige, alluma la lumière. Elle fit rapidement le tour de la pièce puis invita Victoria à y pénétrer et disparut.

Victoria fut d’abord étourdie par tant de luxe. La pièce, de larges dimensions, arborait un miroir sur chaque mur. L’éclairage était tamisé. Une banquette de velours bordeaux longeait l’un des murs. Victoria y déposa les pièces de lingerie qu’avait choisies Arthur. C’est alors qu’elle réalisa qu’il ne l’avait pas suivi et elle se sentit idiote avec tous ces articles. Que lui importait de se regarder dans la glace ? Ce qu’elle aimait, c’était son regard à lui, plein de concupiscence.

 

Pourtant Arthur n’était pas un habitué de ce genre de pratiques. Il avait toujours regardé le corps des femmes avec un certain plaisir, il était évident que les formes féminines l’attiraient davantage que les statures d’hommes velus. Mais s’il délirait facilement avec ses amis sur le sujet, il était extrêmement réservé et intimidé lorsqu’une de ses petites amies était trop entreprenante. Et s’il jouait le rôle du coureur de jupons pour amuser ses copains, il gardait en réalité une certaine inhibition face aux choses du sexe. Victoria aimait à titiller cette pudeur en le choquant par des phrases un peu violentes qu’il aurait trouvé vulgaires dans la bouche de toute autre fille, mais qui coulaient comme du miel entre ses lèvres de velours. Il aimait l’embrasser, il aimait la serrer contre lui et sentir tout son corps lui appartenir peu à peu. Il oubliait sa retenue, il oubliait sa gêne, il se livrait à elle et elle jouait de son corps comme si elle le connaissait mieux que lui, comme si elle lui faisait découvrir des aspects de lui-même jusqu’alors profondément enfouis. Il en oubliait ses envies d’alors, ces corps aux formes parfaites des magazines. Ces fantasmes communs. Ces envies mécaniques. Il trouvait en cette petite femme à la peau brûlante une douceur charmante et une infinie source de plaisirs. Il aimait sa maladresse, son côté enfant, et parfois ce regain de féminité qui créait en lui une bouffée de désir. Se réveiller près d’elle et la sentir si chaude… La voir se déshabiller dans l’ombre de la pièce. Observer pendant son sommeil la courbe de ses seins… Et des érections brutales s’imposaient à lui. Au début, peu après leur rencontre trois mois auparavant, il s’efforçait de les lui cacher, de peur qu’elle ne s’imagine qu’il ne pensait qu’au sexe. Mais rapidement elle avait pris en mains son sexe dur et large qu’elle faisait habilement glisser entre ses doigts et alors il s’oubliait…

 

Elle s’observa quelques minutes dans la glace. Elle était soudain refroidie. Elle s’approcha, défit ses cheveux jusqu’alors noués sur le dessus de la tête et laissa ses boucles rousses tomber en une cascade rougeoyante sur ses épaules. La lumière tamisée leur donnait des éclats cuivrés et elle se dit (qu’il y avait de quoi faire de la bonne merde dans cette cabine) tout d’un coup qu’elle n’était pas si insignifiante. Alors jouant un film face à son reflet, elle fit descendre sur ses épaules son manteau d’hiver. Dénoua le foulard. Enleva le pull, découvrant la racine de ses seins ronds et fermes cerclé dans un classique soutien-gorge de dentelle.

Elle défit l’agrafe de celui-ci et le fit glisser sur ses épaules. Nue face à son reflet, elle commença à imaginer les mains d’Arthur sur sa chair, ses doigts courts que ses amis surnommaient les Knackis presser la poitrine, la soulever tout en la malaxant, sa bouche avide s’approcher des tétons durcis par le froid de la pièce, sa langue les excitant encore davantage… Et elle se rendit compte qu’elle commençait à mouiller sa culotte.

 

Arthur laissa son regard se promener sur les différents articles du magasin. Dans son champ de vision entrèrent successivement un déguisement de Mère Noël plutôt sexy, une cravache (pour fouetter un étalon bien membré ?), des porte-jarretelles noirs et dorés… Mais sa préférence allait vers le rouge.

Victoria lui avait raconté que dans son pays, l’Italie, une tradition voulait que les femmes portent pour la nuit du 31 décembre de la lingerie de couleur rouge. Cela avait pour but d’exciter leurs amants et de garantir au couple bonheur et prospérité toute l’année. Ils en avaient parlé, plutôt en rigolant, mais lui ne s’était pas montré désintéressé. Elle n’en avait pas perdu mot et lors de leurs retrouvailles au chalet, après cette soirée de Saint-Sylvestre bien arrosée qu’ils avaient partagée avec des amis, il l’avait appuyée contre le mur de la chambre des parents et avait glissé sa main sous sa jupe. Il avait alors rencontré l’étoffe inconnue et, surpris, avait soulevé brusquement la robe… pour découvrir avec une sorte d’arrêt cardiaque ce bout de tissu rouge qui lui couvrait le sexe et dont la transparence laissait deviner des plaisirs exquis… Elle était si jolie dans ce papier cadeau qu’il n’osait la déballer. Et plus il s’en délectait les yeux, plus son sexe se gonflait. Il avait fini par écarter la bande de tissu rouge pour s’enfoncer délicieusement dans la cavité étroite mais accueillante.

Il remarqua alors, sur un mannequin en vitrine, un slip en coton, d’apparence banale, mais dont la particularité était d’être ouvert en V sur les fesses avec des croisillons couvrant la fente des fesses. Ohhh, il sentit son sexe remuer à l’intérieur de son caleçon. Il en prit un en rayon et s’éloigna vers l’arrière du magasin.

 

Victoria décrocha le bustier noir bordé de rose qui avait attiré leur attention en rayon et laissa tomber le cintre. Elle n’avait jamais porté de bustier mais Arthur semblait excité par ce genre d’articles. Elle l’enfila et se sentit de plus en plus serrée et de plus en plus sexy, à mesure que sa poitrine se rehaussait. Seulement elle n’arrivait pas à l’accrocher, luttant avec toute cette série d’agrafes. Il y avait vraiment de quoi décourager un amant impatient. « Mmmm… » Elle avait beau forcer, les agrafes du haut restaient difficiles à faire entrer l’une dans l’autre. « Mmmmm… » Enfin elle y parvint « Ahhhh »

 

Arthur vérifia que la vendeuse ne regardait pas dans sa direction et s’engagea dans le couloir interdit. Il appela doucement Victoria. « Victoria ? ». De derrière une porte il entendit de petits gémissements qu’il reconnut. « Victoria, tu es là ? » Pendant l’espace d’une seconde, il eut l’image de Victoria se donnant du plaisir, seule, allongée sur des coussins sur un lit King Size, à demi dissimulée dans les draps de satin, sa main se mouvant sous la couverture… « Oui… mais qu’est-ce que tu fais là ? » « Ouvre-moi ». Il baissa la poignée qui n’opposa aucune résistance. Victoria avait oublié de fermer.

 

Il eut d’abord du mal à relier toutes les informations entre elles. Il avait en face de lui une créature sublime ; elle avait gardé son jean ; sa crinière s’éparpillait sur le bustier élu qui arborait deux magnifiques trésors. Ainsi mis en valeur, ils paraissaient encore plus attirants et il n’osait faire un pas, incapable de bouger, ne sachant où donner de la tête et du regard. Son sexe bandait et lui faisait mal. Mais il n’avait pas le réflexe de le replacer, il était irrésistiblement attiré par la vue qui s’offrait à lui. La jeune femme rigolait et s’amusait de cette nouvelle poitrine, s’observant de face, de profil, se penchant en avant, mimant des poses sexy.

 

Victoria ne savait que faire face à l’embarras d’Arthur. Elle espérait que cela lui plairait au lieu de quoi il restait figé sans rien dire. Elle commença à se dire qu’elle avait été trop loin dans le jeu et qu’après tout ils ne se connaissaient pas depuis assez longtemps pour ce genre d’activités. Certes il y avait un côté excitant, mais elle avait également peur de le brusquer, de le faire fuir. Il semblait tellement mal à l’aise, elle aurait souhaité disparaître. Comment pouvait-elle évacuer le malaise ? Elle bougeait, rigolait, exagérait le gonflement de sa poitrine et la cambrure de ses reins.

 

Arthur reprenait peu à peu conscience de la situation et cette petite fée qui sautillait dans tous les sens avec son décolleté époustouflant… c’était sa petite amie. La femme à qui il faisait l’amour, la femme qu’il avait réussi à amener dans son lit. Son trophée. Sa conquête. Celle dont il veillait le sommeil. Celle qu’il voulait rendre heureuse. Et quand son sourire disparaissait pour laisser place à la pénombre, il sentait son cœur à lui vaciller de tristesse.

Et ce jour-là, cette femme, la sienne, était la plus excitante qu’il eut jamais vue. Toutes les autres avaient été éclipsée dans cette pièce hors du temps. Il n’y avait qu’eux. Eux deux. Lui béat, inerte. Elle, qui s’assit alors sur la banquette de velours, le visage s’obscurcissant. Oh, non, pas ça, il ne lui montrait donc pas assez combien cela lui plaisait. Mais les mots ne sortaient pas de sa bouche. Qu’aurait-il pu dire ?

 

Victoria, affaissée sur la banquette, entreprit alors de défaire ses bottes et de poursuivre l’essayage. Arthur daigna alors s’approcher et remonta le pantalon de la jeune femme pour ouvrir la fermeture de ses bottes. Il délivra un pied, puis l’autre. Le tout dans un silence qui rendait la scène plus tendue encore. Elle évita de réfléchir, se leva et poursuivit mécaniquement la métamorphose. Elle ouvrit son pantalon et le fit descendre le long de ses cuisses, découvrant petit à petit le bout de tissu rouge qu’elle lui avait fait découvrir à la Saint-Sylvestre.

 

Arthur n’en pouvait plus, partagé qu’il était entre lui sauter dessus violemment et partir en courant. Lorsqu’il vit le tissu rouge, son sexe se dressa plus haut encore. Il ne pouvait plus cacher son érection qui occupait tout l’espace disponible du caleçon.

 

Lisant sur le visage d’Arthur la perplexité, Victoria, enhardie par cette pudeur et cette naïveté, voulut d’autant plus le dévergonder et proposa impunément de remettre les bottes.

Ce qu’elle fit, joignant le geste à la parole.

 

Arthur vit devant lui la créature se dresser. Il la détailla de haut en bas : ses cheveux s’étalaient flamboyant sur son dos nus, la culotte rouge de dentelle moulait une paire de fesses fermes et rebondies, les jambes musclées s’enfonçaient dans de hautes bottes noires qui s’achevaient en talons aiguilles. La créature se tourna vers lui en lui lançant son regard de tueuse par en-dessous (celui qui peut arrêter un hurricane ;)) et éclata dans un rire, celui qui lui emportait le cœur. Oh comme il avait envie de la prendre dans ses bras, de la porter, qu’elle enroule ses jambes autour de lui et qu’il aille la déposer sur un canapé, sur un bureau, sur une table, n’importe où pourvu qu’il puisse la faire jouir contre lui. Mais il était littéralement paralysé, incapable de l’approcher. C’était trop beau pour être vrai.

 

Victoria continuait à se déhancher dans cette nouvelle peau qui n’était pas la sienne mais qu’elle aimait bien emprunter à l’occasion. Alors désinhibée, elle sentait le pouvoir qu’elle avait sur le sexe masculin et elle s’amusait à s’approcher d’Arthur, à le frôler, à placer sa poitrine rehaussée tout près de son nez. Elle entendait le souffle d’Arthur s’arrêter, puis reprendre de façon accélérée. Il semblait paniquer et ne savoir que faire de ses mains. Il allait les poser sur son cou, à la naissance de ses seins, dans la fente renforcée par l’effet bustier, mais là encore Victoria lui échappa et s’envola dans un rire. Elle se pencha en avant pour ramasser la nuisette transparente noire qu’ils avaient sélectionnée précédemment.

 

Arthur fixait la culotte rouge, penchée en avant, dont s’échappaient quelques poils indisciplinés. Une envie violente, animale l’envahit : il avait envie de la pénétrer comme ça. Par derrière. Mais pas comme d’habitude. Il aurait voulu entrer entre ses fesses. Là, brutalement, la prendre sur la banquette, face au miroir, et regarder son visage se tordre de plaisir et de douleur dans la glace. Il aurait écarté les deux fesses, aurait cherché le trou, y aurait enfoncé ses doigts pour élargir l’entrée et par petits coups répétés, il aurait fait entrer toute la longueur de son sexe énorme dans ce chemin intime. Les mains sur ses hanches, il l’aurait pressée contre lui, en avant en arrière… Haaaannnnnnn

 

Victoria enfila avec une difficulté coquine la robe noire légèrement transparente. Puis elle se retourna frétillante et rieuse, et eut l’air surprise de découvrir une impression étrange sur le visage d’Arthur ; un instant elle eut peur et eut un petit mouvement de recul.

 

Arthur essaya de se recomposer un visage, mais il avait trop envie d’elle. Là dans sa petite robe noire avec un dessous en filigrane de lingerie d’allumeuse, il avait envie d’elle plus que jamais encore. Ce n’était pas qu’elle. C’était la pétasse en laquelle elle était déguisée qui l’excitait et l’idée que c’était, malgré le paradoxe, la femme qu’il aimait nuit et jour. Pour son humour, pour son esprit, pour sa gentillesse et sa maladresse. Oui, c’était follement excitant de voir ces deux images qu’il avait du mal à faire coïncider tenter de se recouper. Alors il réussit à faire ce que visiblement elle attendait inquiète, dissimulée derrière son regard malicieux : il parvint à s’approcher d’elle.

 

Victoria vit Arthur s’approcher d’elle. Son regard était fixe, elle ne le reconnaissait plus tout à fait, mais trouvait excitant cette situation, ce sentiment de lui paraître autre, chacun ayant endossé un nouveau personnage. Elle-même changea son attitude, se faisant plus allumeuse. Plus pute dans cet accoutrement.

 

Arthur ne se sentait plus, il avait en face de lui Victoria son amour sa déesses cette femme qu’il désirait comme il n’avait jusqu’alors jamais désiré une femme. Et en même temps il aimait en elle la pétasse, ce personnage universel qui séduit les hommes.

Tout en la fixant droit dans les yeux, il commença à défaire sa ceinture.

 

Victoria faisait face, relevant le défi de son regard. Mais le voyant si étranger à lui-même, elle fut à nouveau envahie d’une peur panique qui en même temps ajoutait à son excitation. Elle imaginait que c’était un inconnu qui avait pénétré dans la cabine et que ce pervers se délectait de voir une femme essayer de la lingerie. Elle ne souriait plus, elle l’affrontait elle aussi du regard tandis qu’il laissa tomber son pantalon, découvrant une bosse gigantesque sous son boxer gris. Un jet brûlant envahi son vagin. La vue de la bosse avait toujours cet effet démoniaque. Mais là, elle ne vint pas se frotter à lui. Elle attendit qu’il agisse.

 

L’inconnu porta une main à la bosse vaguement dissimulée, mais qui cherchait à s’échapper. Il commença à la frotter de haut en bas, de bas en haut, émettant de longs soupirs de plaisir et fermant à demi les yeux. Ahhhhhhhh…

Puis il approcha de la pétasse en bottes noires.

Et la souleva.

Elle croisa ses jambes de velours noirs autour de ses hanches et il sentit son sexe brûlant et humide frotter le sien, ce qui tendit encore davantage l’étoffe du boxer. Il la fit basculer sur l’épaisse moquette rouge du sol et ne put s’empêcher de lui arracher cette robe noire qui laissait beaucoup suggérer mais empêchait de vraiment toucher. Il redécouvrit le corset insolent et vint presser ses mains et ses lèvres contre la peau élégamment arrondie. Les tétons étaient fermes, très durs sous ses coups de langues. Plus il suçait et mordillait ces pointes de chair, plus elle se cambrait et tendait sa poitrine en avant. Puis, n’en pouvant plus, il écarta brutalement la culotte rouge et enfonça ses doigts entre les plis du sexe. Elle était très mouillée, elle avait très envie, alors il acheva de se défaire de ses vêtements et lui asséna quelques coups secs entre les reins.

 

Victoria se laissa basculer à terre, à la fois terrifiée et bizarrement transportée par cet élan de violence. Elle avait envie de sa bouche sur ses seins. Elle avait envie de ses doigts écartant la culotte collante et fouillant à l’intérieur d’elle-même. Elle avait envie de son pénis, large, immense, qui emplisse tout ce tunnel de chair bouillonnante qu’elle lui offrait dans un paquet en soie et dentelles. Ohhh…

Elle le sentit soudain, s’enfoncer brutalement. Elle eut mal pendant l’espace de quelques secondes et voulut l’arrêter. Puis…

La douleur laissa place à un plaisir inconnu jusqu’alors. Le plaisir venait de l’intérieur, de derrière, toutes les liaisons nerveuses se recréaient, le plaisir était là, partout et en mille points séparés pourtant tous reliés, imposant et diffus. Elle ferma les yeux. Ecouta la musique. Et eut le plus long orgasme de sa vie. Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm…

 

Arthur ne sut pas trop ce qui arrivait à Victoria, il avait peur d’avoir été trop violent, de l’avoir blessée. Elle avait fermé les yeux et cette femme si belle, en train de s’offrir sous lui l’attendrit tout à coup. Il prit plus de douceur à lui faire l’amour et commença à paniquer en la sentant lui échapper. Soudain elle partit dans une série de petits rires nerveux qu’il ne savait comment interpréter. Pleurait-elle ? Lui avait-il fait de la peine ? Oh, il l’aimait tellement, Ohhh, elle était si douce à l’intérieure, si accueillante, si chaude… Oooooooohhhhhh.

Arthur sentit un plaisir intense l’envahir et il éjacula en elle, en grandes quantités, tout ce liquide accumulé pendant les semaines d’absence.

 

Victoria rouvrit les yeux. Comme sur une autre planète. Son corps ne lui appartenait plus, il était devenu tout léger et elle était partagée entre une envie nerveuse de pleurer et le désir de crier au monde entier combien c’était bon (et long !). Alors elle entendit Arthur murmurer quelques paroles d’amour à son oreille. Un large sourire se dessina sur son visage. Ainsi c’était bien lui.

Elle remarqua seulement à ce moment-là qu’il tenait à la main une culotte de coton munie de croisillons.



Article ajouté le 2006-09-19 , consulté 154 fois

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