Sur la plage

En plein soleil, ton corps semble encore plus lumineux, sculpture de chair qui s'imprègne peu à peu de la chaleur ambiante. Ah ! je voudrais moi aussi l'imprégner de mes baisers… mais nous ne sommes pas seuls. Ici tu m'as conduite. Bord de mer, vacances, mais aussi famille. Sur la plage, je me dois de réfréner mes désirs. Etre à côté de toi, t'observer, te toucher, te caresser du regard… Tout cela est déjà suffisant pour faire brûler entre mes jambes mon attente insoumise, pour faire couler le liquide qui me chatouille si fort.

 

Je voudrais pouvoir enlever les derniers bouts de tissus qui me couvrent le corps, arracher mon maillot, exposer au soleil ma nudité insolente, m'étendre sur l'énorme rocher qui s'ouvre comme une alvéole accueillante et savourer l'eau qui avec les vagues viendrait lécher l'entrée de mon sexe impatient, coquillage dont il faut s'approcher pour écouter les secrets qu'il révèle.

 

Oui, je voudrais que tu poses tes yeux sur lui, que dans le silence tu t'approches de mon corps en plein bouillonnement, que tes mains viennent frôler la plage de ma peau, s'arrêtent sur mes seins durcis par le désir, y déposent une caresse, descendent le long du ventre, s'engagent dans le pubis, pénètrent dans la fent, viennent goûter la chaleur et l'humidité venues des vagues et de l'intérieur.

 

Je voudrais, les yeux fermés, sentir tes lèvres dans mon cou se poser, puis sur ma peau se presser, ta langue me savourer et tes doigts s'enfoncer, tes doigts me remuer, tes doigts chercher plus loin, plus vite, tes lèvres me dévorer entièrement, boire l'eau que je ne cesse de t'offrir.

 

Je voudrais que ton corps tout entier sur moi tu viennes poser, entre mes jambes écartées tu viennes placer ton sexe bandé, dur et chaud, qu'en moi tu le laisses se faire avaler,  que mes reins sous tes coups se cambrent, que tous les deux dans une danse nous nous laissions dans la mer basculer… Que nous nous débattions, par les vagues secoués, mais toujours en un corps nous restions soudés. Et puis que l'eau bleutée de ton sperme se colore…

 

Tu viens à moi, me proposes de nager. Allons-y ! Si maintenant tu ne peux me consommer, profitons de la mer qui nous berce. Prends-moi contre toi dans l'eau glacée, amère, salée. Offre-moi tes baisers, allons au loin, là où l'on ne peut nous voir… Non. Nous ne pouvons nous éloigner à présent. Nous ne sommes pas seuls.

 

Il fait si chaud… L'excitation ne fait que renforcer cette sensation de bouillonnement.  Et si nous rentrions ? il n'y a personne à la maison. D'ailleurs nous avons faim, cela fait un bon argument. Mais ton père y est, me montre où est la douche, seule et déçue, j'y entre.

 

Retire les vêtements, nue vais sous l'eau brûlante, savonne mon corps toujours plus impatient, rêve de tes baisers, promène mes mains de mes seins à mes fesses, simulant les caresses que tu saurais me donner.

 

Mais voilà, quelqu'un frappe. Qui est-ce ? Cela fait-il trop longtemps que je suis sous la douche ? J'arrête l'eau, écoute. C'est toi. Tu veux entrer. Ton père s'est éloigné. Me rejoindre tu voulais.

 

Viens, joins-toi donc à moi ! Viens donc me caresser. L'eau, entre nos visages, se mêle à nos baisers. Ta langue dans ma bouche tu engages. Sans complexe à présent, elle se délie. Mais de ce baiser j'arrache ma bouche avide qui descend à ton sexe en montée. Et je le sens gonflé, je te sens qui t'excites. Je te sens envahi d'un désir animal….

 

Alors tu me retournes ! Contre la vitre me plaques, écartes brusquement mes jambes ; tes doigts se mettent à chercher entre mes fesses que ton pénis défonce. Oh oui, vas-y, viens-la, en moi enfonce-toi. Prends-moi, baise-moi, n'hésite pas, vas-y, vas-y, va !

 

Tu avances, tu recules, tu avances, tu recules, et le plaisir en moi ne fait que décupler, je sens ton sexe s'allonger entre mes fesses serrées. Mes muscles le malaxent, veulent entier l'absorber, veulent le fruit mûri presser, en recueillir l'arôme.

 

A mesure que des coups de maître tu m'assènes, qui de plus en plus loin dans la jouissance m'entraînent, la vitre tremble et cogne, nous effraie. Qui est là ? Ce n'est que le rebord qui dessous nos ébats fait écho à la rythmique que ton pénis m'impose. A tes allées et venues toujours plus vigoureuses, qui vont s'accélérant, répond ma croupe à contre-temps.

 

Tu t'accroches à mes cuisses, et tes doigts tu frottent entre les lèvres brûlantes, comme je le souhaitais une petite heure plus tôt... Des cercles appuyés tu dessines sur mon clitoris en feu qui te veut, qui te veut toujours plus !

 

Tes mains écartent à nouveau mes jambes qui, malgré l'inconfort de la douche trop étroite, laissent filtrer tes doigts de magicien. Tu les promènes toujours si bien, trouvant si rapidement la source du plaisir. Tu les agites. Oh vas-y continue… Oui, nous y sommes presque. Encore un peu, je t'en prie… Oui, alors, j'accède au point le plus suprême, et des larmes de joie viennent sur mon visage, se mélanger à l'eau qui entre nous toujours coule… tandis que soudainement, ton sexe tu retires, ton sexe tu enlèves : contre mon dos jaillit alors la crème savonneuse. De tes mains tu me rinces, me frictionnes, me caresses, et moi je continue à fondre de bonheur. Mais déjà tu t'éclipses. Ton père va revenir. Et ma douche seule j'achève. 

 

Ai-je rêver ? Etais-tu là il y a quelques instants ? D'où me viendrait alors ce bien-être si grand…?



Article ajouté le 2006-08-19 , consulté 785 fois

Commentaires


Grrrrrrr le 18/09/2006 à 19:41:34
Very very arousing little story! French is such a great language for "poerotic"... :-)
Hope to see some more soon!
Coquine site : grandecoquinearencontrgrandcoquin.blog4ever.com/blog/index-112924.html | le 06/12/2007 à 18:33:52
Pour moi qui adore lire et écrire des textes érotiques, voire plus hard, ton récit fut un régal.
Bravo
Très bien raconté...
damien site : www.lesgratte-papiers.com | le 27/03/2008 à 12:53:06
Salut ! Je propose un jeu d'écriture gratuit à tous ceux qui aiment écrire et je vois que tu en fais partie. Principe très simple et chaleureux : chaque dimanche, un gratte-papiers me propose un thème que je redistribue, et j'attends les textes des volontaires pour le dimanche suivant. Les écrits sont ensuite diffusés sur mon site, que je t'invite à consulter. N'hésite pas à me contacter si le concept d'intéresse. Amicalement, Damien le gratte-papiers.

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