Jouir ou jouer

C m'appela au cabinet vers 17h30, juste au moment où j'allais prendre mon RER pour rentrer. Il me dit qu'il arriverait en retard parce qu'il avait rendez-vous avec un client à 18h. Il me précisa aussi qu'il venait d'avoir des nouvelles de son ami B et que l'on dînerait sûrement avec lui le lendemain.

« Mais il sera seul ou il a une copine ?

-         Ouais, il est avec une fille depuis quelque temps, je pense qu'il la ramènera.

-         Et on ira au restaurant ?

-         Non, en fait j'ai proposé qu'ils viennent à l'appartement.

-         Alors ce serait mieux de faire un apéro parce qu'on n'a même pas assez d'assiettes pour quatre et le frigo est vide.

-         Ouais, ça marche. Je leur dis quelle heure ?

-         J'en sais rien. Comme tu veux.

-         Je sais pas, dis-moi ! quelle heure tu préfères ?

-         Je t'ai dit comme tu veux.

-        

-         Oh ! tu m'énerves ! tu sais jamais prendre tes décisions tout seul. Bah ! T'as qu'à leur dire 20h !

-         Ouais ? Je leur propose 20h ?

-         Bon, laisse-moi j'ai quelqu'un sur l'autre ligne. Ciao. »

Et je raccrochai alors que je n'avais personne en double appel. Mais je n'aimais pas quand nous nous engagions sur le terrain glissant des reproches et qu'il commençait à m'énervait en me renvoyant toute responsabilité. Surtout j'exécrais ces conversations de couples acariâtres.

 

C et moi étions ensemble depuis près de quatre ans, mais notre relation souffrait de ce mal essentiel, à la base de nombreuses ruptures sinon d'éternelles désillusions conjugales : la chute du désir. Derrière les apparences du bonheur et de l'amour, cela nous avait maintes fois préoccupés, partagés que nous étions entre la réalité éthologique (l'essoufflement érotique lié à une déficience hormonale) et notre volonté de croire en quelque chose qui surplombe le sexe, ces idioties qu'on nous rabâche dans les livres et les films et qui se résument en ces termes idéologiques : « le romantisme » et le « sentiment amoureux ». Malgré les craintes de séparation, le manque dès que l'on s'éloigne durablement de l'autre, l'attachement et l'affection, les fantasmes continuaient à poindre, rythmant le quotidien. L'appel à de nouvelles expériences se faisait sentir. Le nouveau, le différent, l'autre. Tout ce que nous ne pouvons plus être l'un pour l'autre après quelques années.

Il peut sembler lâche de chercher le différent à l'extérieur – ainsi souvent je regrettais qu'il ne me voie que dans une logique de quotidien et ne veuille pas échapper à toutes ces contraintes sociales comme il le ferait avec une inconnue, alors que j'avais exactement le même désir de nouveauté que lui. Pourtant, on a beau croire qu'on peut changer de visages en changeant de lingerie, de coiffure ou de style, on demeure toujours dans le fond la somme de tout ce qu'on a été jusqu'à présent, avec ses colères, ses jalousies, ses contrariétés et ses atteintes à la liberté. On a beau s'imaginer qu'on fait l'amour différemment à chaque fois, on a la même odeur, la même peau, la même jouissance. On est toujours soi ; jamais autre.

Surtout, il y avait derrière nous les trahisons, la perte de la confiance, l'éloignement infime mais effectif. Et devant nous, la séparation. Inéluctable, du fait de mon stage d'un an au Japon. Cette absence d'horizon nous enfermait dans un présent oppressant. Nous voulions en profiter, en fermant les yeux, mais toujours revenait à notre esprit l'image de ce gouffre. Le « à quoi bon ? » s'imposait comme une évidence et nous paralysait. Trop lâches pour rompre avant la date fatidique du départ. Trop incertains pour partager quoi que ce soit de solide. Ne restait plus qu'une vague complicité. Complices dans les derniers moments agréables. Complices surtout dans le cynisme face à cette triste situation.

Complices enfin en ce qui concernait les rendez-vous sociaux exaspérants, la nécessité de paraître un couple modèle. Complices de trouver tous ces couples si parfaits encore plus désespérants de niaiserie et d'aveuglement que nous étions désespérants de pathétique. Etrangement, nos sorties avec d'autres couples nous ressoudaient invariablement. Face à l'amour dont ils débordaient nous brandissions la complicité cynique et sinistre. Ils nous semblaient mimer tous ces modèles de sociabilité inspirés de leurs parents, respecter l'idéologie amoureuse et conjugale qui veut qu'on ne laisse jamais transparaître les failles d'un couple en présence d'amis.

 

Je ratai bien sûr mon RER et dû prendre le suivant, celui de 18h, toujours bondé. Peu importe, car personne ne m'attendait à l'appartement. J'étais toujours la première à rentrer. C arrivait plutôt vers 19h30. Je n'arrivais jamais à me lancer vraiment dans quelque chose tant qu'il n'était pas là. Et je ne supportais pas quand il arrivait et qu'il m'ignorait, mettait des heures à s'adonner à des tâches quotidiennes. Je me sentais enfermée dans cette image idiote et qui me faisait horreur de vie conjugale à 25 ans. Pourtant j'étais victime de mes propres méfaits. Je n'étais pas capable de sortir le soir, toujours je préférais rester avec lui. Et en retour, j'appréciais mal qu'il sorte de son côté, surtout au dernier moment quand je me retrouvais seule et que je n'avais pas le temps de prévoir une sortie. Si j'avais été célibataire, j'aurais apprécié la solitude. Au lieu de quoi, je m'étais habituée à lui consacrer tout mon temps et j'avais du mal à accepter qu'il s'amuse sans moi. Je savais que c'était important à l'équilibre de notre relation, mais malgré ça, je me sentais emmurée dans ce rôle que je détestais. Désireuse de vivre de sexe et de folies, mais socialisée pour être sage et en couple.

Ce jour-là, au lieu d'attendre bêtement sa venue à l'appartement, je choisis donc d'aller faire quelques achats pour l'apéro du lendemain. Le traiteur chinois du coin ferait tout à fait l'affaire. On ferait une sorte d'apéro-repas. J'en profitai pour acheter une friandise pour le dessert du jour même et rentrai le cœur en fête à l'appartement.

Entre-temps, il avait laissé sur notre répondeur un message me prévenant qu'il ne pourrait pas rentrer manger car son client avait eu du retard et qu'ils allaient plutôt se retrouver dans un restaurant.

Je me retrouvais donc dans cette situation détestable où confrontée à ma solitude, je frôlais la déprime et recommençais à lui en vouloir. Je grignotai donc ma friandise, seule, devant les images sans intérêt qu'offrait la télévision. Non, cette fois je ne voulais pas rester là à me lamenter dans cet appartement qui m'horripilait. Nous avions choisi de prendre un deux pièces pour moins étouffer que dans un studio, mais le résultat était que les pièces étaient minuscules et encore plus aliénantes.

Je décidai donc de sortir. Mais tout de suite après venait la question « où aller ? » Toujours on veut la fuite, mais on se retrouve mal à l'aise où qu'on soit. La vraie fuite est celle de l'esprit. Pourtant, je n'arrivai à me plonger dans aucun bouquin et la télé rabâchait les mêmes idioties. Cette fois, si, je sortirais de cette pièce et de ce personnage.

Je réfléchissais à l'endroit où je pourrais me rendre, tout en essayant diverses tenues. Celle-ci faisait trop allumeuse, celle-là trop discrète, celle-ci trop élégante, celle-là enfin trop petite fille sage. Ah ! celle-ci était parfaite. Une robe décolletée mais longue, qui me moulait les seins, ces seins qu'il avait trouvé au début de parfaite mesure, ni trop gros, ni trop petits, mais que, je le sentais bien, aujourd'hui il trouvait trop petits. Il devait rêver de deux grosses sphères qui tiennent par je ne sais quel miracle, aux bouts durs, tendus par l'excitation. Il devait, quand il se touchait seul plutôt que de me faire l'amour, moi qui pleurnichais en silence dans le lit « conjugal » tandis qu'il restait des heures sous la douche, penser à une blonde charnue, audacieuse, qu'il prendrait par derrière, soulevant sa jupe dans le couloir d'un pub, écartant violemment son string mettant en valeur ses fesses rebondies, dorées, douces, parfaites. Il devait rêver à son sexe dur qui s'enfonçait dans cette chair humide, accueillante, bouillonnante, à son sexe qui devient brûlant, à son sexe qui veut aller plus loin, lui gicler dedans à cette sale pétasse qu'il ne souhaitait même pas entendre gémir, qu'il laisserait désemparée finir son verre toute seule. Et moi j'avais la peau trop fade, ni blanche, ni dorée, ni bronzée, mais banale. J'avais les seins trop moyens. Les cheveux châtains trop quelconques. Rien des actrices pornographiques dont je savais qu'il fantasmait.

Mais peu importe, en m'habillant, ce jour-là, je n'avais pas envie de lui plaire à lui. J'avais envie pour une fois, moi aussi, d'être un fantasme. Mais le fantasme d'un autre. Lui échapper, laisser mon désir vivre aussi. Ne plus être soumise au sien.

J'enfilais donc cette robe fleurie, légère, qui reposait sur mes seins, petits mais fermes, qui tendaient la robe. Pas de soutien-gorge, juste le tissu qui frôle les tétons, qui veulent respirer le vent chaud de l'été parisien. Pas de culotte, non plus, personne ne le saurait. Je voulais ma chatte respirer l'air sec, qu'elle ressente s'engouffrer en elle les promesses d'amants innombrables, les vapeurs des autres corps l'entourant dans le métro.

Des sandales, un sac à mains et c'est parti. Me voilà dans la rue, me voilà me promenant sur les trottoirs brûlants, ma robe virevoltant car je marche d'un bon pas, d'un pas sûr de moi, je me sens sexuelle, je me sens désirable, j'ai envie d'une queue, d'une bonne queue qui m'embroche moi aussi, par derrière, sous la robe froissée. Je veux de grosses mains qui me serrent à la taille, je veux jouir. Je veux sentir mon jus bouillant m'échapper par filets le long des cuisses. Je souris dans le vide. Je me sens bien, je me sens femme, je me sens légère, avec un point brûlant au milieu du corps, auquel soudain je me résume.

J'attends à l'arrêt de bus. Je remarque qu'un homme d'un certain âge me regarde avec un air pervers, ce qui me dégoûte. Pourquoi est-ce que je n'attire que les pervers ? Son air de porc me répugne, me calme un peu. Par bonheur, il n'entre pas dans le bus où je monte et j'arrive à oublier son regard écœurant. Il y a à présent moins de monde dans les transports en commun. J'arrive à trouver une place près de la vitre et donc un peu d'air à respirer. Mes poumons qui s'emplissent, les odeurs d'été. Je me sens vivre. Je décide de descendre dans un de ces bars où ils font happy hour.

Je ne veux pas m'asseoir en terrasse, je me mets un peu à l'écart derrière. Ainsi, c'est moi qui peut observer, sans être trop dévisagée en retour. Je remarque des petits couples, une bande de copains, mais ils me paraissent jeunes et aucun d'entre eux ne m'intéresse. Deux filles discutent entre elles, elles semblent aussi regarder autour d'elles, chercher l'aventure. Je m'amuse à suivre leurs mimiques. Je me souviens quand j'étais plus jeune et que je pouvais encore m'amuser moi aussi avec mes copines à juger les mecs dans les cafés. J'aime m'immiscer mentalement parmi elles et m'imaginer leur conversation. Comme nous rigolerions, à mater les mecs nous aussi, à attendre que ceux qui nous observent se décident à venir vers nous. Surtout qu'elles sont assez jolies, bien foutues évidemment. L'une d'entre elle, particulièrement attire mon attention. Je suis certaine que si C était là, il l'aurait repérée. Il aurait continué à faire semblant avec moi, mais l'œil en coin, je sais qu'il n'aurait pas résisté à son charme, à ses grands yeux rieurs, verts, charmeurs, à la douceur de son cou naissant. Non, il faut que j'arrête à penser à lui. Il faut que j'arrête de m'imaginer ces choses-là, cela me fait tellement de mal, j'ai l'impression que je recherche cela parfois…

Tandis que je regarde la carte des cocktails, un jeune homme vient s'asseoir à mes côtés. Et là je me rends compte que je n'ai plus du tout envie, mais alors vraiment plus envie, d'être abordée maintenant. J'ai envie d'être seule. Tout d'un coup, ce sont les mecs dans leur ensemble qui me dégoûtent. J'imagine tellement précisément leurs désirs, leur fascination devant des filles tout ce qu'il y a de plus stéréotypé. Je ne sais comment me débarrasser de celui-là qui se croit original mais qui me sort le même discours que tous les autres. Ses mains inconnues qu'il cherche par tous les moyens à approcher de moi, sont tout à fait repoussantes. Je finis par m'éclipser en signifiant que j'ai besoin d'aller aux toilettes. Heureusement qu'il comprend. J'espère qu'à mon retour il ne sera plus là. Il faut que je sois suffisamment longue… Oui, mais si mon cocktail arrive à ce moment-là ? Oh ! on verra bien… J'y vais, qu'il me laisse tranquille.

Dans les toilettes, je réajuste ma robe afin qu'elle couvre mes seins de façon érotique mais non vulgaire. En passant, je frôle de mes doigts ma chatte assoiffée aujourd'hui. C est à nouveau soudain si loin de moi. Je rêve aux lèvres d'un inconnu qui courent le long de mes cuisses, je rêve à sa langue qui s'infiltre en les poils de mon sexe pour atteindre les endroits de jouissance. J'enfonce mes doigts contre la bulle toute gonflée à l'entrée de mon sexe. Oh oui, comme je me sens bien, là dans ces toilettes, me procurant plaisir comme j'ose rarement le faire. Qu'il est bon d'insister là où ça fait du bien… Mais qu'est-ce que c'est ? Que se passe-t-il ? La porte s'ouvre. Je l'avais mal fermée. Non…

Je n'ai pas le temps de la refermer et de retirer mes doigts et mon plaisir se lit encore sur mon visage. Une fille est là, devant moi, dans l'encadrement de la porte et elle me regarde. Je sens une honte sans limite s'abattre sur moi. Je ne sais que dire, je me sens si mal. Je réajuste maladroitement ma robe. Elle reste là elle aussi, sans bouger, me fixant avec un regard complexe que je n'arrive à décrypter.

C'est la fille que j'observais tout à l'heure rigoler avec son amie. Elle a un air plus grave, plus femme, plus désirable. Elle me semble encore plus belle. Et sa poitrine généreuse se soulève tandis qu'elle émet une lourde respiration. J'ai les yeux fixés sur ces seins magnifiques, que j'envie, que je voudrais toucher. Et elle doit s'en rendre compte. Je détourne les yeux, je ne sais où me mettre, elle me bloque le passage et j'ai tellement honte que je n'ose le lui faire comprendre. Elle commence à sourire. Et au lieu de reculer, fait un geste vers moi. Prend ma main, encore moite. Très sûre d'elle, elle porte mes doigts à son nez, puis à ses lèvres et sa petite langue vient les lécher, tandis que ses yeux se plissent dans un sourire. Elle semble apprécier. Elle semble se délecter de mon odeur. Je ne veux même pas les retirer, je ne veux pas partir, je n'ai plus honte, je veux savoir ce qu'elle va faire après. Elle se rapproche de moi dans la cabine étroite des toilettes, referme doucement la porte derrière elle et prend soin, elle, de fermer le loquet jusqu'au bout.

Je sens un peu d'angoisse, je ne sais pas trop ce qui m'arrive, si ce n'est que je suis en train de me jouir dessus, de laisser mon jus s'échapper entre mes jambes, que tout d'un coup, je n'ai qu'un désir : que cette fille que je croyais un jouet des hommes, me fasse jouir, qu'elle me maîtrise, qu'elle me montre qu'elle ne désire pas les hommes, mais qu'elle veut jouir avec moi. Je veux qu'elle enfonce sa petite langue dans mes moindres replis.

C'est alors qu'elle porte ma main à son sein, qu'elle écarte la bretelle et découvre un sein non pas ferme et stable comme dans les films, mais un sein lourd, qui tombe un peu, un sein gras que j'ai envie de malaxer. Elle appuie ma main contre sa chair et de moi-même je porte l'autre main à son deuxième sein et je commence à la toucher, à la toucher comme il la toucherait, à l'écraser. Je voudrais me jeter sur elle. Je voudrais savoir ce qu'il ressentirait. Mais je reste mesurée, je ne voudrais pas qu'elle prenne peur, qu'elle s'échappe, son fantasme. Ou le mien. J'approche ma bouche de son sein, que je me mets à embrasser, à prendre à pleine bouche, je voudrais la dévorer. Mais non, je remonte de son sein vers son cou, je la sens émettre un frisson. J'approche de ses oreilles, de cette partie tendre où les lions dévorent les biches. Je lui fais plein de petits baisers qu'elle semble apprécier. Puis soudain, je ne veux qu'une chose, sa bouche, sa bouche qui doit être habituée à avaler des queues énormes. Je l'embrasse, je l'avale moi aussi et son baiser n'est semblable à aucun baiser d'homme. Son baiser est du velours et du poison à la fois. C'est là qu'elle fait exactement ce que je désire, qu'elle soulève ma jupe, qu'elle glisse une main vers mon sexe, qu'elle y enfonce ses doigts froids, doux, hum… si bons. Puis elle descend, elle enfonce sa tête sous ma jupe, elle va me boire. Elle me lèche, partout partout, elle connaît tout, tous les coins et recoins qui plaisent aux femmes, elle a dû faire cela déjà souvent. Oh comme je jouis, comme je me laisse aller dans sa bouche. Pour la première fois qu'on me fait cela aussi bien. C d'ailleurs n'aimait pas cela, je l'ai toujours su, il ne savait pas s'y prendre et je sentais que cela ne l'attirait pas, souvent il insistait trop et me faisait mal, enfin « souvent »… disons les rares fois où il me l'a fait. Mais là, elle aime ça, je le sens. Et elle n'a pas de barbe qui pique, elle a juste une langue, très douce, des petites dents qui me mordillent le clitoris, des lèvres qui me boivent, et ses mains qui se promènent partout sur mon corps. Je me laisse complètement aller. Je ne cherche même pas à lui donner du plaisir à elle aussi à qui pourtant je suis tellement reconnaissante. Je veux juste profiter, une fois, parce que c'est tellement bon, c'est tellement fort, je sens que ça monte, je sens que c'est là. Je sens qu'elle atteint un point très sensible, je sens qu'elle est là, là exactement où il faut. Et là, oui, là, soudain, c'est très net, c'est parfait, c'est total. Ça me chatouille très très fort, où il faut et je monte, je m'envole, je décolle. J'y suis. Et je sombre dans un petit rire…

Ah ! c'est une femme qui me donne l'orgasme de ma vie, ici sobrement dans des toilettes publics. Jamais je n'aurais pu l'imaginer. Une femme.

Déjà, sans que j'ai le temps de réaliser, elle a ouvert la porte et elle s'est éclipsée. Et le temps que je réajuste mes habits, que je me rince un peu pour évacuer mes odeurs, que je passe de l'eau fraîche sur mon visage rouge de plaisir, que je revienne dans la salle, elle est partie. Mais mon cocktail m'attend. Le serveur me dévisage. Le garçon est parti aussi. Je m'en fous, je me fous de tout, je suis là, rassasiée. Pleine, satisfaite. Je repense à ces instants irréalistes de bonheur dans les toilettes. Peu m'importe ce que les autres peuvent penser. J'ai eu une jouissance incomparable et je vous emmerde tous, surtout vous les mecs ! Surtout toi, C !



Article ajouté le 2006-08-13 , consulté 243 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Prose érotique "

Retour aux articles

Copyright © Kits-Gratuits.Net | kits graphiques gratuits : design et code par dig